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On laisse pas Noël dans un coin

Dis-donc, c’est pas passé loin cette année. On a failli se faire siffler Noël. L’accident bête. Le truc moche de la fin d’année (qui n’était déjà plus franchement sexy depuis un moment). Mais ouf! En fait, on va les avoir nos cadeaux un peu pourris, notre crise de foie, nos gros bisous piquants de la grand-tante (nan pas ça en vrai, c’est hyper dangereux par les temps qui courent). Bref, Noël is back from the dead.

En plus, y’a des lutins bien chouettos qui s’agitent la hotte pour nous faire un peu de place dans leur besace. L’amie Mathilde, du Comptoir d’Ici s’est lancé le défi d’organiser un marché de Noël en ligne en dix jours. On lui dit que c’est impossible. Que personne n’a jamais osé tenter ça. Qu’en plus elle est une femme (nan attends, je me plante de siècle – je sais plus). Bref, Mathilde tient tête. Et telle Nellie Bly, en version local (et bio hein), elle ne lâche pas l’affaire.

Et ben voilà. She did it. Elle a réussi (avec l’aide de son équipe de champion.ne.s) et le Marché de Noël en ligne du Comptoir d’ici démarre le 8 décembre. Bim. Et d’ailleurs Hey Louise y sera, je sais pas si je vous ai dit. On laisse pas Noël dans un coin.

Pour ceux qui se demandent bien qui est Nellie Bly, et bien c’est une de nos idoles et elle est à découvrir ici, mais aussi ici et ici.

Des Winches et des Meufs

Cet été, il est arrivé un truc de ouf à la partie flottante de Hey Louise. Elle a skippé un bateau du Vendée Globe (1). Elle a presque skippé un bateau du Vendée Globe. Bon, elle s’est incrustée sur un bateau du Vendée Globe, mais elle a touché la barre hein.

Je vous ai pas dit ? Elle est pote avec une star (elle va adorer qu’on parle d’elle comme ça), une meuf qui va faire le Vendée Globe, le tour du monde en solo, sans escale et à la voile. Bim. The Meuf (2) quoi. Je suis pas trop calée en matière de bateau, mais ça a quand même l’air d’être du lourd.
Du coup, quand Hey Louise m’a dit qu’elle voulait raconter sa sortie en IMOCA (3) , j’ai fait mes devoirs pour pouvoir m’en mêler aussi. Je suis allée voir Maiden (4) , un film qui raconte comment une autre meuf de ouf, Tracy Edwards, a monté le premier équipage féminin de la Whitbread, une course à la voile autour du monde, en 1989. En résumé, des paquets de flotte, des meufs qui lâchent – vraiment – pas l’affaire, une géniale histoire d’aventure et de succès, et une grosse leçon de vie pour toutes celles et tous ceux qui rêvent de se donner les moyens.
Bref, je suis sortie de là complètement retournée, et j’ai repensé à The Meuf et à son Vendée Globe, et puis aussi à toutes les autres navigatrices – et un peu aux navigateurs aussi, rooolala. Bon, après ça j’ai mangé un burger, parce que j’avais pas prévu d’aller plus loin dans mon étude, mais la partie navigante de Hey Louise a pris ses crayons, et c’est elle qui raconte la suite.

(1)Tour du monde à la voile, en solitaire, sans escale et sans assistance. Le départ c’est dimanche prochain, aux Sables-d’Olonne, mais on peut pas y aller, on a confinement. Pas de panique, pour y assister quand même, rendez-vous sur vendeeglobe.org ou France Télévisions !

(2)Clarisse Crémer. Et ouais. #GoClarisse

(3) Enorme voilier méga rapide et méga technologique – équivalent imperméable de l’Iphone 11 (12?). Celui de Clarisse, c’est Banque Populaire X. Il a déjà un sacré palmarès grâce à ses précédents skippers, notamment le vainqueur 2013 François Gabart (alias Jésus).

(4) Documentaire réalisé par Alex Holmes, sorti en salles en 2018.

Vous êtes à poil? Portez un t-shirt

… ou un tote bag.

Ils sont beaux, ils sont chauds, ils sortent tout juste de l’atelier de sérigraphie de Stéphanie Bénéteau et ils vous attendent à Code O ou en ligne pour les petits feignants.

Pour en savoir plus, c’est par là

Le monde d’après

Le camion du glacier, la baraque à vendre beaucoup-trop-cher-même-si-elle-a-du-cachet, la plage parfaite pour les barbecues, les coups de soleil et les tournois de pétanque, les voiliers au mouillage spécial post Instagram… Le Pérello est le spot préféré de beaucoup de vacanciers.

C’est d’ailleurs celui de Michel, l’homme-sirène. Bien avant l’installation du camping du Talud, il venait déjà avec ses grands-parents faire des mots-croisés sur le sable blond. Il y a ses habitudes : les rochers avec vue sur Groix, le feu d’artifice de Ploemeur le 15 août, les sardines sous le ciel étoilé et les paquets de Bounty laissés par les plagistes.

Normalement, il ne sort que la nuit, quand les campeurs ont déserté. Mais cette année, à cause du covid, de l’appli tik-tok et de Darmanin au gouvernement, Michel a un peu les boules et il a envie de changement. Il testerait bien le monde d’après lui aussi. Alors, un matin, il étale sa serviette imprimée New York sur le sable, dans un recoin de la plage. Les yeux rivés sur l’horizon rayonnant, Michel lisse distraitement sa barbe, qui fleure bon la marée. Il étire avec jouissance sa queue de baleineau californien, puis se sert un Brastis, qu’il s’apprête à boire à la fraîche.

Quand soudain, un bruit agaçant vient troubler sa quiétude. Un parasite rôde derrière les rochers. Bruyant, malodorant et hirsute… Horreur, c’est un enfant. Prudemment, Michel roule sa serviette, son verre entre les dents, et plonge dans les eaux salées. Trop tard. L’intrus l’a repéré et d’une voix étonnamment stridente, il hurle : « Un énoooorme poisson !! » Un attroupement se forme, des regards inquiets scrutent l’horizon, les esprits se remémorent un bon vieux classique de la fin des années 1970, à base de fait divers à grandes dents.

Michel a merdé. Morbleu. Fini la vue sur Groix et les mots-croisés.  L’homme-sirène est obligé de se planquer au fond de la mer pour toujours. A moins que… Une légende sous-marine raconte qu’une autre plage, plus belle, plus sauvage, existe non loin de là.

Projeté en plein monde d’après, Michel doit s’adapter. Cette nouvelle plage est peut-être son dernier espoir. Le vacancier frustré donne de vigoureux coups de queue, longeant les rochers filant vers l’ouest. Il n’avait jamais osé aller aussi loin.

Progressivement l’eau s’éclaircit, le clapot s’apaise, le sable s’affine… et surtout, personne. Pas de nains survoltés. Pas de parasols. Aucune glacière à l’horizon. Michel déplie timidement sa serviette. Alors qu’il égoutte sa chevelure joliment visqueuse, Michel réalise : le monde d’après se passe désormais au Petit Pérello.

Texte publié le 6 août 2020 dans l’hebdo numérique Sorties de Secours.

Vous reprendrez bien un peu de Lorient sur un t-shirt ?

Au départ, tout ce qu’on voulait, c’était faire un chouette t-shirt. Non en fait, si on remonte à l’origine, au départ, tout ce qu’on voulait, c’était aller au bistrot. Mais on pouvait pas, parce que confinement, covid, tout ça. Alors, on a pensé aux bars et restos qu’on aimait bien. Une gorgée de pression irriguant notre gosier, une tartine de pâté-langoustine consolant notre estomac. Bref, on était hyper frustrées. Alors, on a fait un chouette t-shirt qui parle de bistrots.

On avait l’idée, le dessin, on avait même la personne parfaite pour les sérigraphier (spéciale cacedédi à Stéphanie Bénéteau de Vert Chocolat Bleu Pâle). Il restait juste à trouver des t-shirts. Et là, ça a coincé. Qu’est-ce qu’on fait ? On achète des lots de t-shirts pas trop chers, bonne coupe, tailles variées, chez you know who ? Ok, sauf que les koalas, les orangs-outans et les baleineaux, ça crie hyper fort quand on défonce leur habitat. C’est gênant pour écouter Spotify. Autre option, on achète des t-shirts éco-responsables, coton bio, tout le bazar. Et alors là, c’est votre porte-monnaie qu’on allait massacrer et vous aussi, vous criez fort.

Marge a eu la bonne idée de penser t-shirts d’occasion. « On trouve des lots d’occasion à Emmaüs et baam ! » Dans la vraie vie, c’est un poil plus compliqué, et y’en a pas tant que ça « des lots de t-shirts d’occasion ». Un soir, on a montré nos super t-shirts à notre Laëti nationale, et elle nous a dit « Banco, j’en veux un comme ça, mais en M et en jaune poussin. »  Alors, comment te dire, en fait on n’a que ça. Et si la coupe ou la couleur, ça va pas, ben on a que ça. Silence consterné de Laëti. « Les meufs, on n’est pas au vent de la bouée là. Faut trouver une solution pour qu’il y ait plus de 2 personnes concernées. » Ah Laëti, cet esprit logique mêlé de poésie. Bref, on s’est creusé les méninges et on a trouvé 2 solutions à vous proposer.

  1. Venez avec votre t-shirt. La bonne coupe, la bonne taille, la bonne couleur. C’est vous qui choisissez. Vous nous le déposez à Code Ø avant le 10 juillet. On le transmet à Magic Stéphanie, qui le transforme en merveille de style et de bon goût. A partir du 10 août, vous le récupérez, à Code Ø.

Votre t-shirt sérigraphié : 12 € (à régler en ligne ou en direct à Code O)

Les règles à respecter pour que la sérigraphie soit réussie :

  • Le t-shirt doit être en coton.
  • Le tissage du coton doit être un minimum serré (160 g, c’est le tissage d’un t-shirt classique). Pas de lin, pas de mailles lâches.
  • La couleur du t-shirt doit être claire – la sérigraphie sera noire uniquement.
  • On glisse son t-shirt dans les tote bags prévus à cet effet chez Code Ø, avec son nom sur l’étiquette, et le règlement de 12 €.

2. Vous êtes allergique à la naphtaline ? On imprime sur un t-shirt neuf basique blanc. Vous nous envoyez un mail à heylouise1966@gmail.com, en précisant votre nom et votre taille avant le 10 juillet. Et vous passez récupérer votre t-shirt à partir du 10 août, à Code O.

T-shirt neuf sérigraphié : 18€ (à régler en ligne)

Les t-shirts sont sérigraphiés à Baden, dans l’atelier Vert Chocolat Bleu Pâle de Stéphanie Bénéteau.

Ecrivez-nous pour nous commander votre Tshirt, ou allez directement le déposer chez Code Ø !

Vernissage chez Code O!

Rendez-vous à partir de 19h, le mercredi 24 juin chez Code O, pour un petit vernissage de derrière les fagots.

Dans le désordre, on y verra la formidable (je pèse mes mots) carte illustrée de Hey Louise, des cartes postales charmantes et des posters sexy ; on mangera des curly bio (des chips de betterave quoi) arrosés de Belle Joie et on sera tous.tes bien content.es de se voir!

Et tenez vous bien, il va faire beau!

Code O – 5 rue de Carnel – 56100 Lorient – 02 97 06 37 13

Road-trip dans la Perrière

Jour 312-bis
J’installe Alice dans sa poussette et cale Marcel dans ses bras. J’ai la gourde, la chaussette-masque, le stylo perso, les moufles, le gel hydromachin senteur mangue des bois, le chapeau de safari. Bref, je sors pendant le Covid.

La pénétrante est vide. Je m’attends à voir Rick s’éloigner d’Atlanta sur son cheval.
Alice croise un pote.
À la Marmite, ça sent le déconfinement et le rôti de porc.
Echappés des silos environnants, des grains de blé ont pris racine. C’est joli et ça cache les mégots.
J’aperçois des copains.
Pouf ! une bière apparaît.
On en finit plus de partager nos bons plans de jardins taillés au cordeau et de coupes de cheveux approximatives.
Je file chez Mathilde, chasser la betterave et le pissenlit. J’attrape au vol une dorade. Je suis déjà à la bourre.
De retour sur le pont, je réalise avec horreur que Marcel a disparu.
Je tente de négocier.
Alice reste inflexible. Demi-tour.
La Station, le pont, les archis, Pesk, la Marmite. Pas de Marcel.
C’est vrai qu’un pintxo calamar-féta-rillettes-mousse au chocolat, ça console.
La Cambuse, Le Comptoir d’ici, La Colloc, la Marmite, le…
Marcel ! Marcel est là, glissé entre les barreaux d’un balcon. Il a pris un peu cher et il a l’air louche, mais c’est bien lui.
Allez, on remballe et on file manger des pintxos.